Ce qui fait réellement le prix
Une boutique de vingt références avec paiement à la livraison n'a rien à voir avec un catalogue de deux mille produits déclinés en tailles, couleurs et stocks multi-dépôts. Le design est une part minoritaire du budget ; la structure du catalogue, les règles de prix et les intégrations en constituent l'essentiel.
Le second poste de coût est la reprise de données : fiches produits, images, historique clients et commandes. C'est le chantier le plus souvent sous-estimé au moment du chiffrage.
- Taille et complexité du catalogue (variantes, stocks, tarifs)
- Modes de paiement : carte, virement, paiement à la livraison
- Livraison : transporteurs, zones, frais, suivi
- Connexions comptabilité, ERP ou CRM
- Reprise et nettoyage des données existantes
Choisir la plateforme selon la contrainte, pas la mode
Shopify convient aux catalogues standards et aux équipes réduites : la maintenance technique est prise en charge, au prix d'un abonnement et d'une souplesse limitée sur les règles métier complexes.
WooCommerce offre plus de liberté et un coût de licence nul, mais demande un hébergement maîtrisé et une maintenance réelle. Un développement sur mesure ne se justifie que lorsque les règles de vente sont trop spécifiques pour tenir dans une plateforme existante.
Paiement et logistique : les vraies contraintes locales
Au Maroc, le paiement à la livraison reste très demandé. Il implique une gestion des retours, des relances et de la trésorerie que la boutique doit refléter, sinon les écarts se règlent dans un tableur.
Côté livraison, le point déterminant est la relation avec le transporteur : génération des bordereaux, suivi des colis et remontée automatique des statuts dans la boutique et le back-office.
Le budget ne s'arrête pas au lancement
Une boutique vit : nouvelles collections, promotions, contenus, correctifs, évolutions de paiement. Prévoir une enveloppe d'évolution annuelle évite le scénario classique du site figé six mois après la mise en ligne.
L'acquisition est un budget distinct. Lancer une boutique sans plan d'acquisition revient à ouvrir un magasin dans une rue sans passage.
